Enma Elish rcit de la cration du monde

En cliquant sur le lien suivant vous verrez la vritable enfin les vritables morceaux de tablette racontant l'pope de la cration.
British museum, tablette cuniforme reg objet. no: UN K.3473

Longueur: 21 cm. Largeur: 6,2 cm. paisseur: 2,5 cm
je traduis rapidement le texte en regard de la photo :

Tablette cuniforme raconte l'pope de la cration
No-assyrienne, VIIme sicle. Provenance : Niniveh, au nord de l'Irak. Fait partie de la bibliothque du roi Ashurbanipal (rgne 669-631 av.J.-C)
Il s'agit d'une srie de hautes tablettes cuniformes troites qui racontent l'histoire de la cration des dieux Tiamat et Apsu des eaux primordiales. Cette tablette rapporte notamment l'pisode de l'appel du Dieu Anshar aux autres dieux pour clbrer la nomination de Marduk qui dfait Tiamat.
//L'pope a t rcit le quatrime jour du Festival du Nouvel An Babylone, qui a eu lieu en avril. Ce jour-l le droit du roi la rgle a t symboliquement renouvels par les dieux. L'histoire a probablement son origine dans le deuxime millnaire avant JC, mais tait encore connu au cours des sicles cinquime-sixime AD. //

Ainsi voici le rcit romanc. Il n'est gard dans son jus que la transcription originelle sur la cration du ciel.
Lorsque L-haut (enm Elish) le ciel navait pas encore de nom, et qu'Ici-bas la terre ferme non plu, Aps le premier, Dieu des eaux douces le pro gniteur, et Timat desse des eaux sales la gnitrice qui les enfantera tous, mlrent en un seul tout leurs eaux : ni bancs de roseaux n'y taient encore agglomrs, ni cannaies n'y taient discernables. Des dieux nuls n'taientt encore apparus, ils n'taient ni appels de noms ni lotis de destins.

Alors d'Aps et de Timat, dieux des eaux, dans la vase prcipite, Lahmu et Lahamu ont merg et leurs noms fut prononcs. A peine grandis, Anshar et Kishar leurs sont ns, les surpassant.
Le ciel et la terre se sont carts, la o les horizons taient runis, afin de sparer le nuage de la vase.
Ils ont pass de longs jours, ils ont ajout les annes aux annes jusqu' ce qu'Anu, le ciel vide, leur fils premier-n, vienne rivaliser avec ses anctres. Anshar avait fait son fils Anu pareil lui-mme, et Anu a engendr a pareil lui-mme. a tait suprieur ses anctres ; profonde tait sa comprhension, il tait le plus sage et le plus fort sous l'horizon du ciel. Plus puissant encore qu'Anshar. Il n'avait aucun rival parmi les dieux ses pairs.

Les dieux de cette gnration se runissaient ensembles et la discorde a clat parmi eux bien qu'ils aient t des frres. Se battant et cognant dans le ventre de Timat, leurs clameurs rsonnaient. Ils secouaient le ciel avec leurs danses. Aps ne pouvait pas apaiser leur bruit, leur comportement tait mauvais et fier. Mais Timat restait toujours inerte jusqu' ce qu'Aps, le pre des dieux, ait appel Mummu, son vizir, des nuages. "Cher conseiller, viens avec moi voir Timat." S'tant assis devant Timat ils ont parl ensemble au sujet des jeunes dieux, leurs enfants premiers-ns. "Leurs nuisances me sont devenues insupportables : je ne peux pas me reposer le jour, et la nuit je ne peux pas dormir. Ils se remuent pour leur compte tant donn que nous, nous n'avons fix aucune destine pour eux. Je les supprimerai et les disperserai ! Ainsi nous aurons enfin la paix et nous pourrons dormir."

Ainsi parla Aps Timat, la resplendissante. Elle fut alors irrite, dsole, son cur rempli de passion. Elle a cri longtemps et avec fureur : Pourquoi devons nous dtruire les enfants que nous avons faits ? Leurs nuisances sont graves, mais nous aurions du les supporter patiemment. Alors Mummu, avec mchancet a conseill Aps : Pre, dtruisons ces rebelles : vous aurez le silence pendant la journe et la nuit vous dormirez. Quand Aps entendit cela, il a treint Mummu, son visage s'est allum de cruaut et il a dcid la destruction des dieux ses fils.

Mais cette dcision fut connue des dieux leurs fils. La confusion les a alors saisis, hbts et prostrs. Le dieu qui est la source de sagesse, a, a alors chafaud un plan. Il a prononc le mot qui charme les eaux, il a vers le sommeil sur Aps de sorte qu'il dorme profondment. Vaincu par le sommeil, Aps s'est endormi, les eaux douces se sont endormies. Le vizir Mummu, le conseiller d'Aps, fut subjugu, dfait. a l'a saisi, a desserr sa ceinture, enlev sa couronne, a emport son manteau flamboyant de gloire et a plac sur lui-mme l'aurole de royaut. Il a ceintur et tu Aps. Il a attach Mummu et len a fait prisonnier. Aprs avoir vaincu ses ennemis, a a pouss son cri triomphal au-dessus d'eux. Puis il s'est repos en paix.

Alors il s'est repos paisiblement l'intrieur de son domaine. Il a pris possession des eaux douces d'Aps et y a fond son temple, et sa propre rsidence. Et a et Damkina, son pouse, y sont demeurs dans la splendeur. Dans la chambre des destins, le plus intelligent des dieux, a t engendr. Dans l'abme d'Aps, Marduk a t cr. Son pre a l'a engendr, Damkina, sa mre l'a allait. Fire tait sa forme, quand il a ouvert ses yeux de grandes lumires en sont sorties, son pas tait majestueux, il tait puissant ds le dbut.

Anu l'a vu, et s'est rjoui ; son cur a t rempli de joie. Exalt parmi les dieux, sa stature tait si grande qu'on ne pouvait l'imaginer : ses membres taient gigantesques, et de sa bouche sortait un feu flamboyant quand il remuait les lvres ! Quatre taient ses yeux et sa vue sans limites. Quatre taient ses oreilles, entendant tout. Il tait fort et portait la gloire de dix dieux, et les clairs tourbillonnaient autour de lui. Mon fils, mon fils, fils du soleil, et soleil du ciel! ! Anu l'a vtu du manteau radiant des dieux. Cinq rayons effrayants ont t groups au-dessus de lui. Anu a cr les quatre vents et les a mis dans la main de Marduk.

Mais les autres dieux Annunakis n'ont alors plus eu aucun repos, tourments par les orages de Marduk, ils ont conspir secrtement en leurs curs. Ils s'approchrent de Timat. leur mre ils ont dit : Ils ont tu Aps, votre conjoint, et vous n'avez pas remu, vous ne lui avez apport aucune aide. Maintenant Anu a appel des quatre parties du monde ces abominables vents qui font rage, et nous ne pouvons plus nous reposer. Rappelez-vous Aps votre cur, votre mari, rappelez-vous Mummu qui a t dfait ; maintenant vous tes toute seul, et tes dans la dsolation, et nous avons perdu votre amour, et nous soupirons aprs la tranquillit. Rveillez-vous notre mre ! Vengez-vous et rendez-les aussi vides que le vent. Vous allez vous convertir en notre force vengeresse et nous marcherons vos cts et nous irons au combat . Ils grondaient et s'accumulaient ainsi autour de Timat, jusqu' que celle-ci, rflchissant sans cesse, dcida de modeler des armes pour ses dieux.

Timat les a approuv, elle a dit : J'approuve ce conseil : nous ferons des monstres, et les monstres et les dieux marcheront dans la bataille ensembles contre eux. Ensemble ils se sont bousculs pour marcher avec Timat, tout le jour et la nuit, ils ont hurl et grogn furieusement, prt pour la bataille, tandis que la vieille sorcire, la premire mre, enfantait une nouvelle couve.

Elle a engendr d'normes serpents aux crochets empoisonns, pleins craquer du venin, des dragons grondant portant un halo de lumire comme des dieux. Celui qui voit ces tres est certain de mourir car quand ils s'lancent, ils ne reviennent jamais en arrire. Elle a fait

- Le Mush-mahhu, hydre 7 ttes.
- Le Ushum-gallu, serpent-dragon pattes.
- Le Bashm, serpent cornu venimeux.
- Le Sirush, serpent cornu pattes d'aigle.
- Le Lakhamu, homme marin monstrueux aux longs cheveux.
- Le Umu-rab, homme tte de lion et serres d'aigle.
- Le Uridimmu, homme aux jambes de loup.
- Le Aqrab-amek, 'homme au corps de scorpion.
- Le Umu-Dabrtu, panthre pattes d'aigle des temptes.
- Le Nin-amkiu, homme-poisson.
- Le Kusarikhu, homme-bison.

Il n'y avait aucune piti en eux, ils ne reculaient jamais dans la bataille, et obissaient aveuglment aux ordres. Elle avait cr ces onze monstres invincibles, ensuite elle dsigna Qingu qu'elle leva au rang de gnral de son arme. Elle exalta Qingu pour prendre la tte de l'arme, pour diriger la troupe et dclencher l'attaque. Elle lui remit entre ses mains les tablettes du destin quand elle le fit asseoir dans l'assemble : Moi j'ai prononc l'exhortation en ta faveur, en t'exaltant devant l'assemble des dieux. Tu es magnifique, tu es mon poux ! Que les Annunakis exaltent ton nom au-dessus de tous ! et fixa les tablettes son cou : Quant toi, ton commandement ne changera pas, la parole de ta bouche demeurera ! Ainsi Qingu a reu l'autorit alors qu'elle appartenait avant Anu. Quand son travail de cration contre ses enfants eut t fini, Timat dbuta les prparatifs de la guerre.

Ces nouvelles plutt mauvaises parvinrent a. Quand il l'a eu appris il a t abasourdi, il s'est assis dans le silence et l'obscurit jusqu' ce que sa fureur soit passe, alors il s'est tourn vers les autres dieux. Il est all voir Anshar, le pre de son pre, et lui a dit ce que Timat avait dcid : Timat, notre gnitrice nous dteste. Elle a dress autour d'elle et contre nous les terribles Annunakis (les grands dieux) que vous avez engendrs. Elle a oppos la moiti des dieux contre l'autre moiti. Ensemble ils se sont bousculs pour marcher avec Timat, tout le jour et la nuit, ils ont hurl et grogn furieusement, prt pour la bataille, tandis que la vieille sorcire, la premire mre, enfantait une nouvelle couve. Comment pourrons-nous la faire renoncer ? Je demande que les Igigis (les petits dieux) se runissent en conseil et trouve une solution".

Quand Anshar a entendu comment la tempte de Timat se levait, il s'est frapp l'aine, agit par la fivre, sombre et angoiss, il a couvert sa bouche pour touffer ses gmissements. Enfin il a parl, poussant a au combat : Vous avez dfait Mummu, tu Aps !.
Le conseiller sagace des dieux, a, a rpondu : Je rencontrerai Timat et calmerai son esprit, son cur dborde mais elle entendra mes mots, et si je n'y arrive pas, peut-tre pourrez-vous apaiser ses eaux. a pris le chemin le plus court pour aller voir Timat. Mais quand il vit son arme entire, il comprit qu'il ne pourrait pas lui faire face, et revint penaud.

Alors Anshar a appel son fils Anu : Voila un vrai hros, un dieu fort ! Va voir Timat, et calme son esprit, elle t'coutera. Mais si elle ne veut pas de la rconciliation, ta parole pourra peut-tre apaiser ses eaux sales. Anu obi aux ordres de son pre, il prit a son tour la route. Mais quand il vit son arme entire, il comprit qu'il ne pourrait pas lui faire face, et revint penaud vers son pre Anshar. Il lui parla comme s'il voyait toujours Timat en face de lui : Mes mains sont trop faible, je ne peux pas la conqurir.
Anshar resta muet, il regarda fixement la terre en se tenant les cheveux puis il secoua sa tte a, les Igigis, les serviteurs des dieux, tous se taisaient. Ils se sont assis pour rflchir : Quel autre dieu peut faire guerre sur Timat ? Personne d'autre ne peut lui faire face ? Puis le seigneur Anshar s'est lev : Qui de nous est imptueux dans la bataille ? Le hros Marduk ! Lui seul est assez fort pour nous venger.

Marduk fut appel par a dans un endroit secret. a lui a donn des conseils subtils: Vous tes le cher fils qui chauffe mon cur, Marduk. Quand vous verrez Anshar, allez directement lui. Levez-vous quand vous parlerez, et quand il vous verra il se calmera. Le seigneur Marduk a exult, il est parti avec ses beaux atours voir Anshar. Quand Anshar l'a vu son cur s'est gonfl de joie. Marduk parla Anshar : J'accomplirai ce que vous dsirez ardemment dans votre cur. Quel hros vous menace ? Seulement une femelle, seulement Timat. Vous verrez que je la briserai !

Anshar a rpondu : Mon fils, mon fils sage, l'orage est votre char, ils vous guidera vers Timat, et aprs en avoir fini avec elle, vous reviendrez. Le seigneur Marduk a exult Crateur des dieux qui dcide des destins, si je dois tre votre bras vengeur, dfaisant Timat, sauvant vos vies, que l'assemble, me donne le pouvoir alors vous vous reposerez dans l'Ubshukinna maintenant et pour jamais. Ce sera moi et non plus vous qui dciderait de la nature du monde, et des choses venir. Mes crations ne seront jamais changes, ni annules, dun bout lautre du monde.

La voix bris, Anshar dit son conseiller Kaka : Vous tes le conseiller en qui mon cur trouve son bonheur, celui qui juge vraiment et persuade toujours ; allez voir Lahmu et Lahamu, appelez ensemble tous les dieux. Laissez-les parler, laissez-les s'assoir pour se rgaler ensembles, ils festoieront et boiront et alors ils confirmeront le destin vengeur de Marduk ! Kaka, partez rpter ceci : Je suis envoy ici par Anshar, je suis charg de vous dire ses penses secrtes. Elle nous dteste, notre mre Timat, elle fait rage et les dieux que vous avez engendrs l'ont rejointe. J'ai envoy Anu mais il ne pouvait pas lui faire face, a est revenu dans la terreur de ce quil a vu puis Marduk, un dieu sage, un de votre ligne, a accept d'aller rencontrer Timat, mais d'abord il a demand le pouvoir dun bout lautre du monde et de vous runir tous dans l Ubshukinna et le laisser faire lavenir. Confirmez donc le destin de Marduk, qu'il puisse rencontrer le grand adversaire au plus tt.

Kaka est descendu voir Lahmu et Lahamu, et a livr le message aux vieux dieux. Quand Lahmu et Lahamu ont entendu ceci ils ont murmur ensemble, les dieux ont gmi avec dtresse : Quelle dcision trange et terrible, Timat est trop puissante pour nous. Alors ils se sont prpars au voyage, tous les dieux qui dterminent la nature du monde et des choses venir sont venus l'Ubshukinna. Les vieux dieux se sont assis au banquet, ils ont mang, ils ont bu. Ils mangrent le pain et prirent le vin, ils mouillrent leurs coupes en buvant la douce liqueur. Quand ils eurent bu la forte boisson, leurs corps se gonflrent, ils commencrent schauffer, crier quand leur cur s'exalta pour Marduk, leur bras vengeur, ils fixrent le destin.

Ils lui prparrent un trne princier, en prsence des ses pairs, Marduk s'assit dessus et pris le pouvoir. ...oh Marduk, tu es rellement notre bras vengeur ! Nous t'avons accord la souverainet sur tout l'univers. Quand tu t'assois dans l'assemble, ta parole est suprme. Tes armes n'choueront pas, elles craseront tes ennemis ! seigneur, protge la vie de ceux qui ont confiance en toi; mais renverse la vie du dieu qui conu le mal ! Tu es plus grand que tous les grands dieux, ta renomme est plus juste, la parole de commandement, la parole du ciel, O Marduk, plus grands que tous les grands dieux, l'honneur et la renomme, la volont d'Anu, le grand commandeur, la parole inaltre et ternelle! L o il y a de laction, tu es le premier agir, l o il y a le pouvoir, tu es le premier rgir, pour lever les uns et abaisser les autres, tu es le cadeau des dieux, absolu de vrit, volont illimite. Marduk, notre vengeur. Nous vous avons appel ici pour recevoir le sceptre, pour vous faire le roi de l'univers entier. Dans la bataille votre arme crase l'ennemi. Seigneur, conomisez la vie de tout dieu qui se tourne vers vous ; mais quant celui qui a saisi le mal, de celui-l laissez la vie se rpandre dehors.

Ils placrent un vtement au milieu d'eux et le plus g d'entre eux s'adressa Marduk : Seigneur, tu es le premier d'entre les dieux ! Dcide de ruiner ou de crer parle et ce sera ainsi : ouvre la bouche et le vtement disparatra; parle nouveau et le vtement reviendra intact ! En effet il parla et le vtement disparut, il parla de nouveau et le vtement revint clatant. Quand les dieux, ses pairs, virent l'efficacit de sa parole, ils se rjouirent et lui rendirent hommage : Marduk est roi! Ils lui donnrent l'arme incomparable comme bouclier contre les ennemis : Va et te la vie Timat; que les vents emportent son sang aux extrmits secrtes du monde!

Marduk cra un arc pour tre sa propre arme, il plaa la flche contre la corde, dans sa main droite. Il prit un filet pour attraper Timat, contenant les quatre vents, ainsi aucune partie de Timat ne pourrait s'chapper. Il leva la main et mit sur son front l'clair en mme temps que son cur se remplissait de feu. Avec le filet, le cadeau d'Anu, tenu dans sa main gauche, il s'en alla. Il appela les messagers d'Anu et fit surgir la tourmente en montant sur son char-tempte Imhullu : chacun des sept vents a t cr et libr : Vent mauvais, Tourbillon, Ouragan, Vent quadruple, Vent septuple, Cyclone et Vent incomparable. Abuba, son dernier grand alli, le signal pour l'assaut. Il lui attela le quadrige d'orage au nom de terreur : son chariot attel l'quipe : lpouvantable, le tueur, le sans piti, la rapidit aux dents pointues et empoisonnes. Il connaissait tout lart de la guerre. Enfin sur sa droite tait le meurtrier, le meilleur dans le mle ; sur sa gauche la Bataille-fureur qui souffle, le plus courageux, il partit enroul dans une armure de terreur, une aurole dhorreur, les mots magiques entre les lvres.

Comme la foudre il fila vers Timat. Celle-ci tenait entre ses mains une plante qui expulsait du venin, mais le seigneur s'approcha pour scruter son arme et percevoir les intentions des Annunakis et de Qingu. Il observe et ralenti devant Qingu l'poux de Timat. Et Qingu en le voyant sarrta dans sa course et hsita attaquer, ainsi que les dieux compagnons. Mais Timat, sans se retourner, hurle, lance des dfis et crache de ses lvres amres : Es-tu si important pour t'lever au dessus de moi comme dieu suprme ? Alors Marduk souleva l'ouragan et a jet ses mots : Pourquoi vous gonflez-vous de fiert de sorte que les fils rejettent leurs pres ? Mre de tous, pourquoi avez-vous enfant la guerre ? Vous vous tes hautement exalte et avez lev Qingu un pouvoir illgitime. Vous lui avez donn le grade qui revenait Anu. Vous avez maltrait les dieux mes anctres, vous menacez Anshar, le roi de tous les dieux. Vous avez rassembl des forces pour la bataille, disposs les attirails de guerre. Levez-vous seule et combattons-nous, vous et moi, en combat singulier.

Quand Timat l'eut entendu, elle perdit ses esprits, comme possde en poussant des cris perants, ses jambes se sont agites de rage. Alors ils se sont rejoints : Marduk et Timat dans un combat singulier.
Alors la terrible Timat ouvrit son norme bouche pour prononcer des maldictions, et Marduk lana son filet. Timat emptrait, le vent Imhullu, est venu par derrire battre son visage. Quand elle a ouvert sa bouche pour l'engloutir, le vent cest infiltr dedans de sorte que la bouche ne puisse plus se fermer. Il tira alors une flche dans son ventre, qui pera l'intestin et coupa l'utrus. Timat fut ainsi vaincu. Marduk avait pris sa vie : il jeta terre sa carcasse. Les dieux qui avaient march prs d'elle tremblaient maintenant de peur, et pour leurs saluts se sont disperss mais il n'y avait aucune sortie. Marduk cassa leurs armes et leur jeta son filet pour les emprisonner : ils ont pleur et se sont cachs dans les recoins devant la colre du dieu. Quand ils ont voulu rsister, Marduk a mis dans les chanes les onze monstres, la couve de Timat, et tout leur armement meurtrier. L'arrogant Qingu fut dpouill des Tablettes du Destin, qui ne lui appartenaient pas, et il fut galement incarcr avec les Annunakis.

Les onze cratures que Timat avait cres furent changes en statues pour que jamais ne soit oubli le triomphe de Marduk. Il les donna son pre a pour orner les jardins de son temple ! L'adversaire tait vaincu, l'ennemi hautain tait humili ; le triomphe d'Anshar t total sur l'ennemi, et la volont de a accomplie. Aprs avoir scell et fix les Tablettes du Destin sa poitrine, Marduk revint sur le corps de Timat. Impitoyablement, il lui crasa le crne avec la massue, il coupa les artres et le sang a coul sur le vent du nord aux extrmits inconnues du monde. Quand les dieux ont vu tout ceci ils ont ri bien fort, et ils lui ont envoy des prsents. Ils lui ont envoy leurs hommages reconnaissants.

Marduk s'est repos : il a regard fixement le corps norme, considrant comment l'employer cette carcasse morte. C'est ainsi qu'il coupa longitudinalement le cadavre comme si c'tait un poisson, avec la moiti suprieure il construit la vote cleste. L il plaa un gardien pour qu'il interdise la sortie des eaux. Ensuite, en traversant les espaces il inspecta toutes les rgions et, tablit sa demeure dans l'abme dAps construit par a. Il cra ainsi les cieux et la terre et tablit leurs limites. Alors il construisit des maisons pour les dieux en les illuminant avec des toiles. Il a tir l'immensit du firmament, il a fait Esharra, le grand palais, pour tre son image terrestre.



Il (Marduk) a fait les stations pour les grands dieux;
Les toiles, leurs images, comme les toiles du zodiaque, il a fix.
Il ordonna l'anne et en sections il divise; (il donne un dbut et une fin)
Pour les douze mois il fixa trois toiles.
Aprs avoir ... les jours de l'anne ... images,
Il a fond la station de Nibir [(de la plante Jupiter), pour dterminer leurs limites;
Quaucun ne peut se tromper ou garer,
Il partit de la gare de Bel et Ea avec lui.
Il a ouvert de grandes portes sur les deux cts,
Il a fait fort le boulon sur la gauche et droite.
Au milieu de celle-ci, il fixe le znith;
La Lune-dieu (Shamash), il fit briller, la nuit, il lui est confi.
Il l'a nomm, un tre de la nuit, afin de dterminer les jours;

Chaque mois, sans cesse avec la couronne, il le couvrait, disant:
"Au dbut du mois, quand tu brilles sur la terre,
Tu commandes les cornes afin de dterminer six jours,
Et le septime jour de diviser la couronne.
Sur la tu quatorzime jour se font face, la moiti ....
Quand le dieu-soleil (Sin) sur le fondement du ciel ... toi,
Le ... cause tu tu ..., et faire sa ...
... vers le chemin de la cause tu dieu-soleil s'approchera,
Et sur le ... jour, tu se fais face, et le dieu-soleil est ...
... parcourir son chemin.
... tu cause s'approchent, et le juge, tu le droit.
... de dtruire ... "

.../...

Les dieux, ses pres, il aperut le filet qu'il avait fait,
Ils virent l'arc et la faon dont son travail a t accompli.
Ils ont salu le travail qu'il avait fait ...
Ensuite, Anu a soulev la ... dans l'assemble des dieux.
Il embrassa l'arc, l'pargne,

"Il est ...!"

Et c'est ainsi qu'il nomme les noms de l'arc, l'pargne,
Long-bois est un nom, et le second nom est ...,
Et son troisime nom est larc-toil, il est dans les cieux ...!(il plaa la brillante toile de son arc la vue de tous.)
Puis il fixe une station pour lui ...
Maintenant, aprs le sort des ...
Il a tabli un trne ...
... Dans le ciel ...

.../...



Ensuite, revenant vers Timat, il lui prit sa salive et forma avec elle les nuages. Avec sa tte il produisit les montagnes et fit couler le Tigre de l'Euphrate de ses yeux. Finalement, avec ses seins il cra les grandes montagnes et pera des sources pour que les puits donnent de l'eau. Enfin, Marduk solidifia le sol en levant sa luxueuse demeure et son temple, les offrant aux dieux pour qu'ils y logent lorsqu'ils assistent aux assembles dans lesquelles ils doivent fixer les destins du monde. Par consquent, il nomma constructions Babylone qui veut dire la maison des grands dieux" (Bb-Ilu).



En terminant son uvre, le Seigneur fut exalt par le dieu, alors en signe de reconnaissance il leur dit: Je vais ptrir mon sang et former des os. Je vais susciter un homme... qui se chargera du culte des dieux, pour que ceux-ci puisse tre tout leur aise! Moi j'ai transform astucieusement les chemins des dieux. Bien que rvrs de la mme faon, ils se divisrent en deux groupes. a lui rpondit, en lui adressant la parole pour lui exposer un plan qui calmerait les dieux : Qu'un de leurs frres soit livr, lui seul prira pour que l'humanit puisse tre modele. Que les grands dieux soient ici dans l'assemble, que le coupable soit livr pour qu'ils puissent eux rester.
Marduk fit amener les Annunakis captifs et leur demanda, sous serment d'approcher le coupable de l'insurrection en promettant la vie sauve ceux qui dclareront la vrit. Alors les dieux accusrent Qingu.

"C'est Qingu qui a projet l'insurrection et a rendu Timat rebelle et c'est lui qui a livr bataille. Ils l'attachrent, en le fixant devant a. Ils lui demandrent de rendre compte de sa culpabilit et ils sparrent son sang. Avec son sang ils modelrent l'humanit. a oblig d'accepter, redonna leur libert aux dieux. Ensuite a, le sage, cra l'humanit; il lui imposa le service envers les dieux. Cette uvre fut incomprhensible. Lassemble ayant donn son approbation, nintu, la Dame de la Naissance, mlangea largile au sang du dieu mis mort. Et ainsi le Seigneur rendit leur libert aux dieux et les divisa en trois centaines en haut et trois centaines en bas, en le constituant en tant que gardien du monde. Reconnaissants, les Annunakis difirent un sanctuaire et ils levrent le sommet de l'esagil, et aprs avoir une tour degrs ils tablirent en elle une nouvelle demeure pour Marduk.

Quand les grands dieux se furent runis ils exaltrent le destin de Marduk et s'inclinrent, tout en prononant entre eux une maldiction, jurant par l'eau et l'huile de mettre la vie en danger. ...que les ttes noires attendent leurs dieux. Quant nous, bien qu'on puisse l'appeler de nombreux noms; il est notre dieux ! Nous proclamons donc ses cinquante noms.
Et les toiles brillrent et tous les tres cres par les dieux se rjouirent.
L'humanit se reconnaissait galement dans le Seigneur.
Pour cela, qu'il y ait mmoire de tout ce qui est arriv : que les fils apprennent cet enseignement de leurs pres. Que les savants scrutent le sens du chant de Marduk qui vainquit Timat et parvint rgne.