Le rouleau de papyrus

Le papyrus est une plante aquatique, haute de 2 à 4 mètres, qui pousse sur les bords du Nil. Son exploitation en Egypte remonterait à 2500 ans avant JC et se poursuivit jusqu'au XIIe siècle de notre ère. De l'Egypte, le papyrus gagna le monde gréco-romain, puis se répandit dans toute l'Europe, où il fut le principal support utilisé jusqu'au XIe siècle aprés. J.-C. et où il resta en usage dans l'Eglise romaine Jusqu'au XVe siècle. Ce que l'on sait de la fabrication des rouleaux de papyrus nous est connu grâce aux écrits d'auteurs classiques comme Pline. - On coupait la tige de la plante transversalement en tronçons de 30 à 50 cm et on prélevait l'écorce. - On y découpait de fines bandes longitudinales. - On les disposait de manière à obtenir une surface plane. - Sur cette première couche, on plaçait transversalement une ou plusieurs autres séries de bandes, toujours disposées transversalement les unes par rapport aux autres. - On martelait la surface à l'aide d'un maillet de bois et l'on pressait le tout sous une lourde planche. - Une fois séché au soleil, le papyrus était lissé à l'aide d'un polissoir de pierre ou d'os. La sève libérée par le végétal au moment du martelage favorisait l'union des bandes de papyrus qui formaient une feuille à superficie compacte. Elle faisait également fonction d'apprêt, si bien que la feuille était à ce stade déjà à demi apte à recevoir l'écriture. Le processus de polissage et, dans certains cas, l'application de chaux achevait de lui donner les caractéristiques nécessaires. Le rouleau de papyrus proprement dit, qui résultait de la réunion de "feuillets" de 15 à 17 cm chacun, pouvait atteindre jusqu'à 30 m de long. Ces longues bandes étaient enroulées sur un bâton que les Romains appelaient "umbilicum", qui en facilitait la manipulation et évitait les déchirures. L'encre la plus habituellement utilisée sur ce support était le noir de fumée lié à la gomme arabique, encore qu'il existe des papyrus portant des illustrations en couleurs.